Le CLEMI

Carte du réseau des coordonnatrices et coordonnateurs du CLEMI

Accueil  >  Le Clemi  >  Ressources pour la classe  >  Décryptage  >  Le journal télévisé : La mise en scène

Le journal télévisé : La mise en scène

Imprimer la page

Le générique

Le générique donne une identité visuelle au JT et contribue à « mettre en scène » l’information. Il assure une double fonction : d’une part, il introduit et clôt le journal ; d’autre part, il porte la signature de ceux et celles qui ont participé à sa fabrication. Il témoigne aussi du style du journal et de sa manière d’informer.

• Repère temporel

L’apparition à heure fixe du générique du JT, qui s’accompagne d’un jingle musical, est attendue et reconnue par tous. C’est un signal fort qui invite les téléspectateurs à regarder le journal et rythme encore la programmation des chaînes généralistes.

 

 

Observer

Dans le générique du JT présenté par Claude Darget (23 janvier 1957), le contraste est saisissant entre le dépouillement – voire la pauvreté - du visuel d’ouverture, simple carton qui annonce « Journal télévisé » et la musique entraînante, évocatrice d’une marche ou d’un spectacle. Le JT de France 3 du 1er janvier 2004, en revanche, opte pour un jingle dont le rythme colle à une animation qui suggère l’espace-temps de l’information rapportée : son heure de diffusion et sa couverture, nationale et internationale, traduite par une énumération de noms de villes.

 

• Symboles, couleurs et musiques
En jouant sur des couleurs  volontiers primaires, des symboles (globes, planisphères, etc.) et des sons (musiques rythmées), le générique cherche à transmettre l’idée d’une information foisonnante, relayée et mise en forme par la rédaction. Ainsi s’efforce-t-il de suggérer le style du journal dans une courte séquence dont la composition reflète l’habillage et la charte graphique de la chaîne.

 

 Observer
Le générique de TF1 (29 novembre 1979), quasi psychédélique, reflète l’esthétique des années 1970 : couleurs vives, imbrication de formes en mouvement, musique saccadée (qui peut rappeler le crépitement des téléscripteurs). On remarquera, en bas de l’écran, une signature, celle de Catherine Chaillet, créatrice d’un visuel dont le symbole évident est celui du regard (celui de TF1 sur les « actualités ») et de l’œil (celui de la rédaction de la première chaîne, avec le 1 qui s’inscrit dans l’iris).
Le générique de France 3 (19 décembre 1991), pour sa part, choisit de mettre en scène des hommes et des femmes de catégories sociales diverses  formant une chaîne qui symbolise la circulation de l’information à travers le monde (surimposition des silhouettes de ces personnages sur un globe en mouvement). Les personnages s’effacent quand apparaît le titre du journal (« 19/20 ») et le sigle de la chaîne (FR3). La parole est alors donnée au présentateur qui prend le relais pour informer les téléspectateurs.

Lire la suite : Le sommaire du journal