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Le journal télévisé : le présentateur

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Homme ou  femme, seul ou en tandem (selon les évolutions sociales), c’est d’abord le regard-caméra du présentateur, facilité par le prompteur, qui retient l’attention de chacun, mais aussi son ton, son langage, sa gestuelle et son allure vestimentaire. Son style participe à l’image de la chaîne à une époque donnée.

• Son langage

«La France a peur ! » rendit célèbre Roger Gicquel, présentateur du 20h de TF1 de 1975 à 1980, après l’enlèvement très médiatisé d’un enfant en 1976.
Christine Ockrent, première présentatrice et rédactrice en chef du JT d’Antenne 2 en 1981, impose un langage efficace, clair et riche.  « Pour qu’un message soit bien reçu d’un auditoire vaste et hétérogène, il ne faut pas moins de 60% de mots usuels : la proportion était de 87% chez Ockrent ce jour-là. La technique de son langage révèle un souci évident de clarté et de dépouillement. » (Télérama, 1983)

 

 

Observer

On s’attachera à mettre en évidence deux styles de présentations différents (ton, gestuelle…). Dans cet extrait, Roger Gicquel n’est plus le simple présentateur de JT. Il se pose en éditorialiste : il parle à la première personne, et d’un ton grave et dramatique, apporte sa vision des faits. Il appuie son propos à l’aide d’un lexique propre à évoquer un sentiment de peur. Concis et informatif, le portrait de Sakharov brossé par Christine Ockrent illustre bien les propos de Télérama à l’égard de la journaliste

 

• Regard-caméra

Pour mieux interpeller le téléspectateur, le présentateur le regarde droit dans les yeux. Ce regard caméra est facilité par l’utilisation du prompteur, apparu à la télévision en 1971. Placé devant l’objectif de la caméra, le prompteur déroule le texte que lit le présentateur.

 

Observer

On notera l’évolution dans l’adresse faite au téléspectateur (contact visuel) en comparant l’attitude de Léon Zitrone et celle de David Pujadas. Le premier quitte du regard le téléspectateur pour consulter ses feuillets, quand le second maintient le contact visuel avec celui-ci pendant toute son intervention. La manière de procéder de David Pujadas permet de capter plus durablement l’attention du téléspectateur

 

• Cadrage

Le présentateur apparaît le plus souvent en plan frontal, dans un souci de neutralité. De même le cadre serré est très utilisé pour créer une relation d’intimité avec le journaliste. Mais on peut aussi proposer d’autres points de vue sur le ou les présentateur(s) en multipliant les axes et les plans dynamiques (mouvements de caméra, zooms, etc.) qui dévoilent le dispositif.

 

Observer

Si David Pujadas est en place, à son bureau, dès l’ouverture du JT, dans un cadre serré (plan rapproché poitrine), Henri Sannier, debout, semble arriver directement de la salle de rédaction (qu’on aperçoit au fond du plateau) pour nous annoncer les principaux titres du soir. Ce dernier dispositif (plan large) cherche à souligner un travail d’équipe dans une apparente décontraction.

 

Lire la suite : Le générique du JT