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L’écologie en questions 3

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Contre-attaques

Pour lutter contre la pollution, les solutions ne manquent certainement pas. La difficulté, c’est de les mettre en œuvre, ce qui suppose, pour y parvenir, un large consensus dans la population et, parallèlement, l’application de politiques volontaristes à l’échelle des villes et des États. Ces contre-attaques salutaires révèlent la part de rêve qui est en nous : retrouver un monde où l’homme serait à nouveau en phase avec la nature.

• Parades

Quelles parades peut-on trouver pour limiter l’émission de gaz à effet de serre ? Dans ce domaine, la télévision rend compte volontiers des expériences les plus prometteuses et les plus concluantes. Elle le fait le plus souvent à l’occasion d’une conférence internationale sur le climat ou de l’adoption d’une législation à portée environnementale, pour apporter un éclairage très concret sur les solutions imaginées, transposables à d’autres villes ou d’autres pays.

 

Observer

Permis de polluer. L’enjeu de ce sujet (premier extrait) est d’expliquer le fonctionnement d’un mécanisme de troc, tout en donnant à voir des exemples d’application concrets. Il s’agit donc bien d’une enquête. Le reportage en épouse l’écriture spécifique, lisible dans le choix du format narratif. On part d’une étude de cas pour réfléchir aux incidences de l’activité prise pour exemple (exposition). Puis on évoque des alternatives et les bénéfices qu’on peut en retirer (problématique). Enfin, on explique le fonctionnement et la portée de la réglementation applicable (généralisation). Aller du particulier à l’universel est certainement une démarche efficace. Encore faut-il que le cheminement soit visible. Le sujet y parvient en mettant en évidence l’articulation tripartite du sujet. Le découpage de l’espace facilite largement ce repérage (usine thermique, champs avec éoliennes, Wall Street).

On ne trouve pas dans le deuxième extrait le même souci explicatif et démonstratif. Il s’agit surtout de rendre compte d’une expérience originale. Néanmoins, et malgré son parti pris descriptif, le sujet emprunte la même technique d’écriture que précédemment : une ouverture qui privilégie l’étude d’un cas concret, bien identifié (M. Onishi) ; un développement qui renvoie à la rationalité d’un choix ; une conclusion orientée vers la généralisation d’une pratique. Ce découpage, lui aussi ternaire, est rythmé cette fois par les trois entretiens qui proposent des points de vue complémentaires sur le phénomène observé.

 

• Rêves de campagne

Pour notre plus grand plaisir, la télévision nous offre parfois des images qui servent de repoussoir à celles d’une urbanisation polluante et forcenée. Le temps d’un reportage, elle nous fait revisiter des micro-territoires épargnés, comme un jardin ouvrier, ou rêver à la campagne partie à la reconquête du bitume. Ces images empreintes de nostalgie sont peut-être passéistes. Mais ne sont-elles pas la saine revanche de l’imaginaire sur une réalité environnementale qui n’a rien pour nous séduire ?

 

Observer

L’angle du premier reportage est clairement défini. Il s’agit moins de montrer l’activité industrieuse de ces jardiniers du dimanche penchés sur leurs semis que d’évoquer leur relation informelle et conviviale. Aussi, le sujet est-il ponctué de plans qui cadrent plusieurs individus par le jeu du zoom arrière ou le choix des valeurs d’ensemble. Le micro trottoir procède de la même intention : souligner la convergence de points de vue en tissant un discours à plusieurs voix. Dès lors, le message est clair : le jardin ouvrier est un remarquable lieu de ressourcement et de socialisation, rendus possibles par le partage assumé d’un territoire (plans sur les parcelles) et le contact avec la nature (panoramiques sur les plantations).

Simulacre de la campagne à la ville ou joyeux canular mis en scène par des hommes de théâtre, cette brève en images (second extrait) est un clin d’œil au téléspectateur. Le montage est brouillon, les plans instables, le très bref entretien ne vaut que par l’humour de la répartie. Ce style (concerté ?) convenait bien à ce sujet décalé qui ne prétend pas au sérieux ni dans le fond ni dans la forme.